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Paris to Auckland, the hard way
Trip comments - Bulgaria, Turkey, Iran, Pakistan
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31 octobre et 1er novembre 2000 - Sofia, BULGARIE

Arrive a la gare apres 16 heures de train et 4 heures de reatrd dues aux douanes bulgares et turcs qui n'ont cesse de fouiller le train. Je me dirige tout droit a l'hotel Eni ou je trouve une chambre pour la nuit. La ville n'est pas tres excitante, il n'y as pas grand chose a voir. Comme en Roumanie, il y a aussi des romanichels mais beaucoup moins nombreux. Je visite l'eglise Aleksander Nevski (construite en hommage aux 200000 russes tues par les turcs pour l'independance de la Bulgarie) puis le musee de science naturelle. Je rentre a l'hotel assez tot pour me reposer, epuise de ma nuit dans le train. Le soir je vais prendre une biere dans un bar branche puis me rends a la Greek Tavern, un super endroit pour rencontrer la jeunesse bulgare (si seulement elle pouvait parler anglais) avec de la musique turquisante. Au bar je rencontre un gros mafieux qui essaie de m'expliquer a base de yes et de no que sa famille est tres connue et puissante en Bulgarie. Puis il demande a son garde du corps de lui sortir son tout nouvel achat : Un briquet DUPONT comme pour essayer de m'impressioner un peu plus. Je fais semblant de ne pas comprendre et lui explique que c'est gentil de sa part mais je n'ai pas envie de fumer. Quel puanteur ces nouveaux riches mafieux sans education. Le pays, a en juge par les quelques tres belles voitures qui circulent me parait bien corrompu. Je rentre dormir.
Le lendemain je me promene en ville et en profite pour reactualiser mon site a un cyber cafe. Mon train part a 19H00 pour Istanbul.

eglise Aleksander Nevski

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Du 2 au 16 novembre 2000 - TURQUIE

Du 2 au 6 novembre 2000, Istanbul

Arrive a Istanbul a 11H20. 15 heures de train depuis Sofia dont 4 heures de retard dues aux douaniers bulgares et turcs qui ont inspecte le train de fond en comble chacun leur tour. En sortant de la gare, j ai le sourir jusqu'au oreilles. Je sens deja que cette ville va me plaire. Les voitures qui klaxonnent, les cireurs de pompes, l'odeur des kebabs. Bref ca sent l'orient. Je pose mon sac a l'auberge situee juste derriere la Mosquee Bleue dans le quartier de Sultanahmet et je commence les visites : la mosquee bleue et la palace Topakapi. Plus tard je joue au backgammon avec un turc a la terrace d'un cafe et remets ca avec un americain dans le bar de l'auberge. Il n'arrete pas de jurer et de roter cet americain. Le meme chose que Robin l' americain avec qui j'etais en Bosnie. Soit ils assument leur rot degeulasse et ne s'excusent pas soit ils ne rotent pas. MAIS ON NE PEUT PAS FAIRE UN GROS ROT APRES CHAQUE GORGEE DE BIERE ET S'EXCUSER A CHAQUE FOIS.
Le lendemain je fais une balade en bateau dans le detroit de Bosphore et admire les belles maisons en bois, style coloniale, qui longent la cote. Le soir je sors avec Golkap et ses amis. C'est un turc d'istanbul qui m'a ete recommande par un copain (Jean-Christian, l'homme aux faussettes d'or pour ne pas le nommer -mais faites gaffe il est gravement malade). Golkap est tres sympathique; il a vecu a Munich pendant 25 ans et est revenu il y a 2 ans pour rejoindre sa copine ici. Nous nous donnons RDV a Taksim, un quartier tres branche d'Istanbul, loin du quartier touristique de Sultanahmet. Nous mangeons un snack puis allons vider quelques bieres dans 2 bars. C'est tres agreable de sortir avec des locaux qui connaissent la ville. THANK YOU GOLKAP !

Aujourdh'hui je me perds dans la ville et me retrouve comme par magie au Grand Bazar. Je ne compte rien acheter mais vais quand meme jeter un coup d'oeil. Je dejeune dans un petit Boui Boui et un jeune turc vient m'accoster pour me proposer de visiter son magasin de tapis. J'accepte juste histoire de voir. Je finis par me laisser tenter par quelques coussins aux motis orientaux et un kilim que je compte offrir a ma copine pour Noel. Apres 1H30 d'intenses negociations accompagnees de delicieux thes a la pomme j'obtiens un bon prix (enfin je crois) et repars en ville. Je passe la soiree avec Paul et Joel, 2 australiens de mon dortoir. Je leur propose d'aller voir un match de foot le lendemain : le Fenerbhace d'istanbul affronte Ankara. Une vraie folie au guichet quand nous arrivons; les gens se grimpent les uns sur les autres pour obtenir les dernieres places. Joel ressort de la foule avec 3 places. On a eu chaud... C'etait mon premier match de foot dans un stade et quelle ambiance ! Une foule en delire et les supporters du Fenerbhace surpris de voir des etrangers asssistes a un match de foot local. Score final 5 a 1 pour le Fenerbhace. Au reveil je dis au revoir a Paul et Joel ; je les reverrai sans doute a Melbourn et a Sydney.

Vue d'Istanbul

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Ruelle d'Istanbul

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Supporters turcs du club de Fenerbace

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7 et 8 novembre 2000, Pamukkale

Apres une bonne journee de promenade a Istanbul je prends le bus de nuit pour Pamukkale et ses celebres terraces de calcium. Un vrai paradis blanc meme si les terraces commencent a etre serieusement dessechees ! Je me fais un bain thermal dans de l'eau un peu petillante a 36 degres et visite les ruines de l'ancienne ville romaine de Hierapolis. Je rencontre un groupe d'australiens. Le soir, nous prenons un verre ensemble a leur auberge et Ali Baba un turc local vraiment tres sympa nous propose de nous emmener dans un de ses endroits secrets ; une petite grotte remplie d'eau thermale sur la montagne - on y entre par une petite trappe et on s'y baigne accompagnees de vodka et de cigarettes. Quelle qualite de vie ! Le lendemain soir je prends le bus de nuit pour Goreme en Cappadoce.

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Du 9 au 12 novembre 2000 - Goreme en Cappadoce

J'arrive a Goreme a 4H40 du matin beaucoup plus tot que prevu. La nuit est froide et il n'y a pas un chat dans les rues. Par contre beaucoup de chiens errants qui decident de me suivre a la recherche d'une auberge. Je tente 2 auberges mais bien sur a cette heure la tout le monde dors. Je me pose a la terrace d'une d'entre elles ou je peux admirer une superbe vue de la ville. Il est 5H20, le soleil commence a peine a se lever et les prieres se font entendre partout dans la ville. C'est vraiment un moment tres special. Finalement je redescends en ville et croise un local qui m'indique ou se trouve l'auberge dans laquelle je souhaite me rendre. Heureusement le patron se reveille et j'en profite pour dormir une bonne heure. Je decide de louer un scooter pour visiter les environs. Que la Cappadoce est belle avec ses couleurs d'automne; tout est or - les feuilles jaunes, les champs, la pierre. Avec le soleil qui se couche le spectacle est encore plus beau a voir.
Le lendemain je pars faire une visite guidee : ville sous terraine, vallee des pigeons etc. Durant la visite je rencontre une bresilienne d'origine japonaise qui me donne pleins de tuyaux sur l'iran et le pakistan.

La matinee du 11 novembre, je decide d'explorer les environs avec Liset, une hollandaise que j'ai rencontre dans le bar Flinstones la veille au soir. Nous explorons les caves incrustees et eglises incrustees dans la pierre. Il y a a tellement c'est un vrai bonheur et ca fait du bien un peu d'exercise. Le soir je prends un verre avec Lee un americain et rencontre un anglais qui voyage en bus depuis Hong-Kong jusqu'en Angleterre ; Il est alle en Afghanistan pour une journee escorte par la police et a tire au AK47 a Dara, une petite ville au nord du Pakistan ou on ne vend que des armes. Ca vous tente ? Le lendemain nous allons picniquer sur les hauteurs de Goreme avec Liset et les 2 bresiliennes rencontrees dans la rue le matin. Plus tard nous prenons un the en ville et je rencontre Tugdual assis a la terrace d'un cafe. Le premier francais rencontre en 1 mois de voyage c'est pas trop tot ! Lui aussi souhaite se rendre en Iran-Pakistan et Inde et nous decidons d'y aller ensemble. Il part ce soir pour Erzerum ou il va essaye de se faire faire un visa de transit au consulat iranien. De mon cote je prends le bus de nuit pour Trabzon. Je retrouverai Tugdual a Erzerum apres avoir passe 2 jours sur la mer noir.

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13 et 14 novemre 2000 - Trabzon

Bon anniversaire Renaud ! Et oui aujourd'hui le 13 novembre, c'est l'anniversaire de mon frere qui fete ses 29 ans.

J'arrive a Trabzon a 8H30 du matin et vais tout droit a l'hotel poser mes affaires et me reposer. Trabzon est situe au nord-est de la Turquie sur la mer noir et n'attire pas vraiment les touristes. Les turcs ici ne parlent quasiment pas l'anglais mais et me paraissent beaucoup plus sympathiques, chaleureux et honnetes que dans les endroits touristiques dans lesquels j'ai ete. Bref c'est la Turquie, loin du tourisme de masse.
Visite du monastere de Suomela a 50 kilometres de Trabzon. C'est l'attraction principal a Trabzon. 25 minutes de marche pour se rendre en haut de la montagne et me voici au monastere. Il a ete taille dans la roche au 4eme siecle et dedie a la vierge Marie. Je reviens en ville et me repose
pendant 5 heures. Je me rends dans un bar ou le barman m'apprend que l'hotel dans lequel je reste est un hotel de prostitues. A 3 millions de lires turcs la nuit, je ne vais pas me plaindre.

15 novembre 2000 - Erzerum

Je prends le bus a 7H00 du matin pour Erzerum ou je dois rejoindre Tugdual a l'hotel Ari. Les turcs sont beaucoup plus hospitaliers et sinceres dans ces contrees car il y a beaucoup moins de touristes. En revanche ils ne parlent pas un mot d'anglais. Ils sont aussi beaucoup plus ancres a l'islam ; les femmes se couvrent beaucoup plus qu'ailleurs et j'apercois aussi des femmes en noir. Une fois arrive en ville, je recherche l'hotel Ari et des etudiants viennent vers mois pour me proposer leur aide. Ils sont apparemment tres heureux de pouvor parler anglais. Ils m'emmenent jusqu'a mon hotel et je leur propose aussitot de regarder le match de football FRANCE-TURQUIE en ville le soir meme. Ils acceptent volontiers mais me laisseront un message a
l'hotel dans la journee pour me dire qu'ils ne pourront malheureusement pas venir. Je rencontre Tugdual a l'hotel et nous visitons un peu la ville. Le soir nous cherchons un bar pour regarder le match de foot ave Rachel et Simon (un franco-irlandais qui voyage a moto) mais dans ces contrees ce n'es pas evident de trouver de la biere. Finalement on trouve un salon de the avec les turcs locaus plus interesses par leur partie de dominos que par le match. Tant mieux d'ailleurs car on a gagne 4-0.

16 novembre 2000 - Erzerum, Dogubayazut

Tugdual va chercher son visa au consulat iranien.
"Pour les interesses, Erzerum est le meilleur endroit pour obtenir le visa iranien. 3 jours d'attente pour 15 jours de visa touristique avec possibilite d'une extension une fois en iran. Par comparaison, j'ai attendu 3 semaines a Paris pour obtenir un visa de transit de 7 jours - le visa touristique etant quasiment impossible a avoir a part pour un voyage organise. J'ai meme rencontre un allemand qui s'est fait refuse le visa au consulat a Istanbul."

Au consulat, Tugdual rencontre un allemand qui l'avait rencontre 3 jours auparavant et qui lui a propose de l'accompagner en bus a la frontiere. Il voyage avec 3 autres amis dans un vieux car amenage avec couchettes, salle d'eau froide, petite cusinine. Ideal pour la route. Nous faisons la route de jour avec eux jusqu'a Dogubayazut, ville situee juste avant la frontiere. Ils nous deposent et continuent leur route pour l'iran. Nous dormirons ici et partirons le lendemain tres tot.

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Du 17 au 28 novembre 2000 - IRAN

17,18,19 novembre 2000 - Tabriz

Nous nous levons tres tot pour prendre un mini bus plein a craquer qui nous conduit jusqu'a la frontiere iranienne. Apres 1H30 d'attente aux deux douanes, nous voici en Iran. Nous prenons un bus puis un taxi pour nous rendre a la ville de Maku. De la nous achetons un ticket de bus pour Tabriz ; 6000 rials (6 FF) pour 4H30 de route, je vais pouvoir faire des economies ici.
Devant les bus quelques iraniens viennent nous voir puis soudains ils sont une trentaine autour de nous. Les questions fusent de toute part : Que venez vous faire en Iran, Que pensent les francais de iraniens etc...
Je leur dis que des amis etaient deja venus en Iran et qu'il m'avaient raconte que les iraniens etaient les gens les plus gentils du monde. Apres que l'un deux finisse de traduire aux autres, ils m'ont tous applaudi. Les iraniens m'ont l'air bien curieux et contents de pouvoir discuter avec des occidentaux. Les femmes ici sont couvertes de la tete au pied en noir - ca fait une drole d'impression quand on arrive de Turquie.
Nous arrivons a Tabriz ou nous recherchons notre hotel. Plusieurs jeunes viennet nosu saluer et parler en anglais avec nous. Un peu plus tard deux jeunes iraniens nous proposent de nous aider a trouver un hotel. Apres ils nous emmenent dans un dortoir universitaires pour prendre le the et discuter avec des etudiants iraniens (garcons bien sur). Nous sommes invites dans deux chambres pour le the - tous ceux qui parlent anglais souhaitent nous parler. Combien gangnez vous ?, Quels sont les rapports homme-femme dans votre pays ?, les discotheques? les bars etc... Ils ont bien curieux et tellement sympathiques. Ils se passent mon walkman et ecoutent ma K7 des Corrs a tour de role. En Iran, la musiue occidental est consideree comme de la musique infidele et il est impossible d'en ecouter a moins d'avoir un satellite. J'ai passe une super soiree !
Apres cela toujours accompagne de notre ami iranien nous allons diner en ville et la QUE VOIS -JE !!! SACRILEGE !!! : Des Fast Food, des hamburgers, des pizzas. Je ne m'a'ttendais pas du tout a voir ca ici. Bien sur ce ne sont pas des Mc Do mais ca reste quand meme de la bouffe americaine. Ca ma presque gache ma journee.

Le lendemain, nous nous baladons en ville. Tugdual s'achete une paire de basket imitation adidas a 27 FF. Il y a meme des imitations Nike avec 3 gros logos Nike sur chaque chaussure - juste au cas ou les iraniens n'auraient pas compris qu'il s'agissait de vrais ! Nous nous rendons a l'office du toursime ou nous rencontrons Mansour puis son frere Nasser qui parle tres bien francais. Ils ont tous les deux guides mais ne ne vous font rien payer. Tant que vous passez du bon temps, ca leur fait plaisir. Le soir, ils nous emmenent a des cours d'anglais pour iraniens. Chacun de nous assiste a sa propre classe ; 1 heure de discussion avec les etudiants et je suis assailli de questions : Rapport Homme-Femme, mon salaire, le salaire moyen en France (en Iran, il est de 150-200 dollars par mois), mon voyage etc. Ils sont vraiment tous tres sympathiques et tellement curieux. Ils ont aussi tres attires par l'occident et je crois que si ils pouvaient, ils y partiraient tout de suite. La chose regrettable c'est qu'ils sont principalement attires par les Etats-Unis et honnetement il y a quand meme de meilleurs modeles occidentaux (et je ne parle pas specialement de la France). Au fil de mon sejour en Iran, je decouvrirai que enormement d'iraniens n'aiment pas leur gouvernment ; ils souhaiteraient que l'etat se separe de l'islam pour qu'enfin ils aient plus de liberte et que le pays puisse avancer. Ils ne peuvent pas se rebeller car ils ont une peur bleue du gouvernement, de la police et des militaires. D'autre part la religion et l'etat n'etant qu'un, se rebeller contre le gouvernment serait se rebeller contre Dieu.

Le lendemain, nous mangeons un repas traditionnel de Tabriz au restaurant. Apres cela, Nasser nous emmene Tugdual et moi au Hamam ou nous nous prelassons dans les jacousis et les saunas et nageons dans la psiscine (avec uniquement des hommes bien sur). Le soir je souhaitais retourner a une classe d'anglais avant de prendre le bus pour Teheran. Ce fut chose faite et j'en ressors avec un gros sourire, heureux d'avoir pu discute avec une autre classe.

Cours d'anglais a Tabriz

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20 novembre 2000 - Teheran

Nous arrivons le lendemain mation a 8H00 a Teheran. Apres une heure de taxi vers le centre ville nous recherchons un hotel. Les rues sont pollues, la cicrulation est super dense. Ca klaxonnent de partout. Nous n'arrivons pas a trouver l'hotel et commencons a etouuffer. Au bout d'une heure nous decidons de prendre le prochain bus pour Isfahan. La duree totale de notre sejour a Teheran aura ete de 3 heures. Mous repartons a 12H00 de Teheran et arrivons a Isfahan a 18H00.


21 et 22 novembre 2000 - Ispahan

Isfahan merite sa renommee. C'est une des plus belles villes en Iran et il y a beacoup de choses a voir. Les mosquees Imam et Sheikh Loftollah, le Bazar, le pont Khajou. Et forcemment avec touts ces belles choses, il y a beaucoup plus de touristes. Quelques routards mais surtout des personnes plus agees qui sont en voyage organise. Comme a Tabriz, les gens sont tres agreables et acceuillants. Les commercants sont biens surs interesses mais ne pressent personne a acheter. Ils sont contents de pouvoir discuter meme si ils esperent bien qu'on leur achete quelquechose. La mosquee d'Imam est superbe et tres impressionnante toute en bleue, c'est ce que j'ai vu de plus beau en Iran jusqua' present. Il y a beaucoup a voir mais je voudrais pousser un gros coup de geule.
"Les musees, mosquees et autres monuments en Iran sont beaucoup trop chers. Ils prennent les touristes pour des vaches a lait et a force on n'a plus envie de rien voir et on ne debourse plus d'argent. Le prix d'un musee ou d'un hotel equivaut a une nuit d'hotel." Le lendemain, je vais negocier a mort au Bazar les cadeaux de Noel pour la famille, ca me prendra quasiment une journee mais ca valait le coup.

Tugdual, devant la mosquee Sheikh Loftollah

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23,24 et 25 novembre 2000 - Shiraz

Nous arrivons a Shiraz a 6H30 du matin. Je me rends a la poste pour poster les cadeaux de Noel achete la veille. Bien sur c'est la mauvaise poste, il faut que j'aille a la poste centrale. Un jeune homme tres sympa se propose de m'y emmener. Je pensais que c'etait a 5 minutes mais non. Il a fallu marcher puis prendre un taxi pendant 15 minutes. Et en plus il a insiste pour payer. Une fois a la poste il m'aide dans les demarches et nous attendons pendant plus d'une heure que le paquet soit enfin poste.
Vous avez deja vu ca hein ! Une personnes qui sacrifie son apres-midi pour un pauvre etranger en detresse. Ben faut venir ici alors car la gentillesse des iraniens n'a pas d'egale. Je donne rendez-vous a mon nouvel ami, Reza, le soir a 18H00. Apres une balade en ville avec Tugdual nous retrouvons Resa et un de ses amis en bas de l'hotel. Ils nous emmenent visiter les mausoles de deux poetes iraniens tres celebres Saadi et Hafez. Ils nous paient l'entree, le taxi. Ca n'arrete pas, tant de gentillesse dans ce monde de brut. A l'aiiiide... En fait, je crois que les iraniens qui parlent l'anglais sont tres contents de pouvoir le pratiquer mais aussi le moyen d'avoir un lien avec le monde occidental. Reza, par exemple ne connaissait personne en occident mais souhaiterait y habite. Lui aussi en a marre de la politique du goiuvernement. Nous offrons le diner a nos 2 amis dans une pizzeria qui donne sur l'avenue des champs elysees locale et rentrons dormir.

Aujourd'hui, nous partons a Persepolis, qui est cense etre la plus grande attraction en Iran. Apres une longue visite du site, edifiee en 2500 avant Jesus Christ par le roi Darius 1er (moi je vous dis ca, j'en ai rien a foutre - c'est juste qu'un gros tas de ruines). Nous visitons un musee quand une iranien vient vers moi et me parle en perse. Voyant que je ne comprends pas, il va chercher sa belle-soeur qui vient me parler en anglais. My Taylor is rich ! C'est la premiere fois qu'une iranienne vient me parler (enfin presque), je croyais que ca ne serait plus possible. Elle discute avec nous et nous invite a picniquer juste a cote du site de Persepolis avec ses 2 soeurs, son beau-frere et son neveu. Et nous voila assis sur une belle nappe a dejeuner avec un famille iranienne. Ils sont tous tres sympas et nous decisons de rester une journee de plus a Shiraz pour passer la journee avec Afi (la jeune iranienne qui est venue me parler au musee). Apres le Pic-Nic, Jeff, le beau-frere, nous ramene a Shiraz a 7 dans sa petite voiture. Il nous fait faire un tour de la ville. Nous prenons le the et fumons de narguilet tous ensemble. Plus tard nous irons diner tous ensemble. Encore une belle journee...

Ajourd'hui Afi nous guide a travers la ville. Nous visitons le tombeau du Shah Gheragh fait de milliers de petits miroirs argentes. Quabd on y entre, on a l'impression de rentrer dans la caverne d'Ali Baba. Avec Afi, on parle tres librement ; elle n'est pas farouche et cela me surprend. Je lui demande si les iraniennes sont vierges avant le mariage. Et a ma surprise et la votre, la plupart, selon Afi ne le sont pas. Elles arrivent toujours a rencontrer des garcons dans des soirees privees ou les filles sont en mini jupe et ecoutent de la techno.


Ca m'attriste aussi beaucoup de parler avec Afi et la jenunesse iranienne en general. Ils ont tellement envie de s'en sortir, de trouver du boulot (car le taux de chomage est astronomique et on se demande a quoi servent les etudes), de pouvoir aller en boite de nuit, de pouvoir tenir librement la main de son petit ami dans la rue sans se faire arreter par la police... Bref les jeunes nous le disent tous : "Vous avez de la chance d'etre heureux, d'etre libre - nous autres sommes tristes ici, on n'a le droit de rien faire".
Nous quittons Afi qui nous donne a Tugdual et a moi un collier de priere pour nous proteger. Direction Bam par le bus de nuit.

26 novembre 2000 - Bam

Petite ville a l'est de l'iran. Il n'y a pas grand chose a faire dans cette ville mais elle vaut le detour. La citadelle de Bam est pour moi l'attraction la plus interessante et impressionante en Iran. Elle est faite de torchis et est vraiment imposante. On pourrait se balader toute une journee dans l'enceinte dans des ramparts tant il y a a decouvrir. Le soir a l'auberge, nous rencontrons deux freres sud africains qui voyagent a moto (2 superbes BMW) pendant 1 an 1/2. Ils passeront Noel et le nouvel an a Goa ou je jes rejoindrai sans soute avec ma copine.

27 novembre 2000 - Zahedan

Aujourd'hui le Ramadan commence. Il va falloir manger en cachette maintenant. La ville de Zahedan est situee a une heure du pakistan. Il n'y a rien a faire mais nous nous y arretons pour que Tugdual fasse faire son visa pakistanais au consulat. Finalement nous arrivons trop tard et il faut revenir le lendemain. Le soir, on frappe a notre porte et un pakistanais en voyage d'affaires nous invite dans sa chambre a partager son repas. Mohammad habite Lahore au Pakistan et nous donne les coordonees de son frere pour que nous l'appelions quand nous irons a Lahore. Il se marie dans 3 mois mais n'a jamais vu sa future femme (sauf en photo). Nous passons une tres bonne soiree en compagnie de notre ami et de 6 autres personnes (afghans, pakistanais, Iraniens). Je sens deja que l'Asie, la vrai se rapproche.


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Du 28 novembre au 16 decembre 2000

1 Decembre 2000 - Train Quetta-Peshawar

Dans le train, nous avons une cabine de 6 couchettes ou nous sympathisons avec 2 pakistanais. L'un d'eux est journaliste sportif et nous popose de l'appeler quand nous irons a Lahore ou il habite. Nos amis partagent leur repas avec nous ; du delicieux mouton epice que l'on mange accompagne de galette de pain.
38 heures de train pour Peshwar


2,3,4 Decembre 2000 - Peshawar


Arrive a Peshawar nous allons au Tourist inn motel ou l'on rencontre beaucoup de voyageurs. Ca fume la hashish partout ici. Aujourd'hui, je n'ai pas envie de faire grand chose alors j'en profite pour reactualiser mon site (1 mois de commentaires en retard). Le soir je vais a l'intercontinental hotel pour ecouler quelques bieres avec des nouveaux amis rencontres. C'est le seul endroit de la ville ou on peut boire de l'alcool. Il faut juste remplir 2 formulaires et atteste du fait que nous ne sommes pas musulmans. Par ici la biere. Nous rentrons en rickshaw a l'hotel avec un conducteur qui entonne une belle chanson locale. J'adore ces momemts...


Aujourd'hui, je vais a Dara avec un couple australien, un hongrois, un anglais et une americaine. Dara est situee a 30 minutes de Peshawar en bus. C'est un petit village tribal ou fabrique et vend des armes. C'est le seul endroit au Pakistan on on peut porter une arme sans avoir de permis. Je vide une cartoucbe de kalachnikov puis essaie un pistolet chinois. Mes oreilles en ont pris un coup mais quelle experience ! Un peu plus et j'aurais envahi l'afanistan pour massacrer les talibans. Malheureusement, on ne peut plus essayer le basouka ce qui etait possible il y a quelques annees. J'aurais bien essaye. Tugdual m'avit raconte qu'un de ses amis avait connu un francais qui avait achete un ane. Il l'avait place la haut sur la colline et l'avait explose au Basuka. Nous rentrons de Peshawar sur le toit d'un beau bus pakistanais.

Le 4 Decembre, je me rend au Bazar afghan avec Simon (Grabde-Bretagne) et un couple d'australiens. Je m'achete quelques babioles puis me balade dans la vieille ville.

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5 Decembre 2000 - Dir

Je souhaite me rendre chez les kalash (tribue situee au nord du Pakistan) pour leur festival annuel. J'entamme donc ma route vers le Nord.
Je pars pour Dir en minibus. Si les viets ont invente les boat people, les pakistanais ont eux leur minibus people. Le minibus est gonfle a bloc ; dans ma rangee nous sommes 5 adultes et un enfant. Je suis compresse contre la fenetre. Ces rangees sont normalement faites pour 3 personnes ! 5H30 de route "Tape cul" sans manger du fait du ramadan. Je suis content d'arriver a Dir. Je vais diner dans un Boui Boui une sorte de steach hache fri a l'huile obsolete accompagne de Chapati (pain) puis me trouve un hotel a 40 roupies la nuit (5 FF). On me dit que le bus pour Chitral part a 5H00 le lendemain matin.

6 decembre 2000 - Chitral

Il n'y a pas assez de monde pour Chitral et le minibus ne partira que quand il sera entieremebt rempli. Finalement apres 4 heures d'attente me voila parti a travers les routes de terre dans la montagne. Superbe paysage jusqu'a Chitral pour un autres trajet "tape cul". Une fois arrive, je pars en ville faire un tour. Dans la rue, un homme et son fils partent a moto ensemble accompagnes d'un mouton. Le mouton s'echappe a 2 reprises mais apres une course poursuite dans la ville, parmi les locaux rieurs, je reussis a le ramener a son acquereur. Il fera surement un bon repas. Dans la ville, je ne croise aucune femme. A 17H00, les commerces ferment. Il fait nuit et la petite ville de Chitral est morte. Il n'y a strictement rien a faire. Je trouve toutefois un petit resto ou je recontre Wasim, un pakistanais de 36 ans de Peshawar. Il travaille pour la Banque National du Pakistan et est ici pour amener de l'argent frais a une des branches. Nous sympathisons et marchons durant pres de 2 heures dans la ville morte. On discute de tas de sujets (religion, economie etc.) puis allons prendre un the avant de se coucher. Je lui propose de venir avec moi dans la Vallee Kalash.

7,8, 9, 10 Decembre 2000 - Les Kalash

Il accepte et le lendemain (le 7 decembre) il se rend a la banque pour dire qu'il ne viendrait pas travailler aujourd'hui.
Nous voila donc partis en Pick up pour la Valle Kalash. Seuls les 4 roues motrices peuvent y acceder, les chemins etant tres accidentes. Apres 2 heures de route nous arrivons chez les Kalash. La Jeep s'arrete au milieu du chemin alors que les locaux font dynamiter la route pour l'aggrandir. J'aide a deblayer les pierres pour que la Jeep puisse passer.

Nous trouvons une chambre dans une guest house. Wasim ne se sent pas a son aise avec les kalash et aurait prefere rester dans un hotel un peu plus haut. Nous sommes a plus de 2000 metres d'altitude et il fait tres froid.
Les Kalash sont un peuple a part au Pakistan. Selon notre hote, ils seraient vieux de plus de 2000 ans. Ils ont resite pendant pres de 9 siecles a l'encerclement musulman mais au 19eme siecle, ils furent massacres par l'Emir de Kabul. Aujourd'hui, il en reste tres peu, environ 4000 dans la vallee. Ils sont les seuls a avoir garde jusqu'a ce jour leur propre religion, leurs coutumes, fetes et sacrifices. Les seuls a present dans l'immense ocean islamique qui bordent a la fois l'atlantique et les rives du Gange, a ne pas etre immerges dans la foi corranique.
Les femmes Kalash portent une robe noire avec quelques ornements de couleurs ainsi qu'une large coiffe (la Kupas) de laine tissee qui couvre la tete et qui descend derriere jusqu'a la ceinture. Elle est decoree de rangee de cauris, de boutons, de perles et de grelots. C'est tres exotique. Les femmes sont consideres comme impures et ont meme une maison ou elles doivent rester entre elles pendant la periode de l'accouchement et des regles.

Nous sommes dans le village de Brun ou je retrouve Tugdual et quelques autres voyageurs rencontres precedemment a Peshawar. Nous devons etre 15 touristes au maximum repartis dans plusieurs villages sur toute la Vallee Kalash. Wasim a negocie la chambre et repas inclus a 200 roupies (un peu plus de 3 dollars par jour) ce qui me parait du vol compare a ce que paient mes amis dans une autre guesthouse. Le lendemain matin, Wasim part pour Chitral - mon hote vient me voir pour me dire que le prix de la chambre et tous les repas est en fait de 120 roupies (2 dollars). Les kalash n'aiment pas les musulmans (on peut le comprendre apres tous les massacres qu'ils ont subis) et les considerent comme des impures. Ils preferent ne pas le recevoir a la maison mais j'imagine qu'en les faisant payer 2 fois plus chers, ca doit conjurer le mauvais sort. Les pieces des maisons Kalash n'ont aucun revetement - juste de la terre au sol. Tout est sombre et vetuste.

Ici pas d'eau chaude, de gaz, de telephone. L'electricite n'est arrive ici qu'il y a 10 ans. C'est la vie a la dure. Les Kalash travaillent uniquement avec des outis manuels. Pas de salle de bain non plus - seul un robinet d'eau glacial est disponbile dans les toilettes. Je ne me laverai pas pendant toute la duree de mon sejour.
Je me balade beaucoup dans la vallee a travers differents villages. Derriere la montagne au fond, c'est l'afghanistan.
Je prends mes repas dans la piece principale de la maison qui fait office de dortoir, de cuisine, salle a manger. Les Kalash sont tres, tres sales. Je crois qu'ils doivent se laver au maximum 10 fois par an (un chouilla moins que les francais) - les enfants sont tous recouverts de terre, de camboui, des pieds a la tete, ils sont literalement noirs de crasse, meme a 6 mois. Les femmes font la cuisine avec les mains sales, se mouchent avec les mains puis remettent la main a la pate. Les repas sont tres simples (les kalash etant plutot pauvres) : chapati (galette de pain), pomme de terre, riz et un fromage de chevre absolument infame a tous les repas (et pas tout ensemble). J'ai meme goute au vin local. La cuisson de la nourriture se fait au poele alimente par un feu de bois. Dans la piece, les femmes et hommes crachent partout sous le lit, a cote du poele etc. Ah que je manque ma bonne nourriture francaise... Les soirs je chauffe un peu ma chambre au feu de bois avant de m'endormir.

Je fais ma lessive a l'eau froide dans une bassine.
C'est une experience unique ici loin de mon comfort habituel. J'apprecie les choses simples comme un bon feu de cheminee, l'excellent the Kalash. Il y a enormement d'enfants en bas age dans le village avec lesquels je joue. Ils sont assez sauvages et se partent en courant ou se cachent a chaque fois que j'essaie de les prendre en photo.

Le 9 decembre, le festival commence. Nous nous rendons avec les enfants du village et quelques voyageurs sur l'autre versant de la vallee a 45 minutes de marche en montant. La, est organise un concours de feu - Les filles d'un cote et les garcons de l'autre. Chacun essaie de faire le plus de fumee possible avec son feu. Les enfants gravissent la montagne pour ramener des sapins. Les filles tentent d'arracher les sapins aux garcons et vice versa. Toute la vallee est bientot recouverte de fumee, c'est incroyabe, comme un immense brouillard. Les enfants chantent, jouent, crient. Quel beau peuple ! Nous revenons au village ou les festivites doivent commencer - les Kalash (enfants et parents) d'autres villages se rendent a Brun pour danser et chanter et ce jusqu'a 4 heures du matin. Je ne tiendrai que jusqu'a 23 heures. A la fin du festival, le 19 decembre, les kalash sacrifient les moutons pour leur dieu Khodai. Les touristes present ce jour se doivent d'acheter une chevre et de l'egorger s'ils veulent participer a la ceremonie. J'aurais peut etre essaye si j'etais reste assez longtemps.
Le 10 decembre est une repetition de la veille si ce n'est la fete qui a dure jusqu'a 7 heures du matin.

Et voila mon sejour de 4 jours chez les Kalash qui s'acheve. J'en garderai un souvenir emu et je souhaite deja revenir ici a la meme periode. Il n'y a pas eu beaucoup de touristes ce qui a ete tres agreable pour decouvrir les Kalash. L'ete est apparemment beaucoup plus touristique (mais il faut relativiser) et chaque annee, ils sont de plus en plus nombreux a venir voir ce peuple. J'espere seulement que les Kalash sauront garder leur belle tradition et culture. "Bientot" les hotels seront tout confort avec television, chauffage et telephone pour satisfaire les touristes que nous sommes. Je ne le souhaite pas car tout serait alors si different et la magie de ce peuple disparaitrait.

Les hotes Kalash dans le salon-dortoir-cuisine...

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11 Decembre 2000 - Kalash Valley - Peshawar

Longue journee de route. 2 heures assis a l'arriere d'un pick up pour se rendre a Chitral depuis notre village de Brun puis 12 heures de minibus (entasse comme des boeufs comme d'habitude) jusqu'a Peshawar. Je realise que j'ai perdu ou on nm'a vole mon appareil photo. Rien de tel pour vous gacher une journee.

12 Decembre 2000 - Peshawar, Rawalpindi-Islamabad

Je prends une bonne douche. La premiere depuis une semaine. Ca fait du bien. Un minibus me conduit jusqu'a Rawalpindi. Sur la route nous sommes arretes 3 fois par la police pour un controle de routine. A un des arrets, le conducteur donne un billet de 100 roupies a un policier. Surement quelquechose a cacher ou peut etre rien du tout mais les policiers corrompus peuvent vous creer des embetement. 2 autres arrets plus tard (un pour la priere, l'autre pour le diner), j'arrive a Rawalpindi ou je retrouve Simon a l'hotel, un anglais rencontre a Peshwar.

13 Decembre 2000- Rawalpindi-Islamabad

Je vais a l'ambassade de Chine a Islamabad (Rawalpindi et Islamabad se juxtapose) pour essayer de faire faire mon visa. Devant l'entree c'est la cohut. Je prefere attendre New Delhi pour le faire. Je repars sur Rawalpindi dans le Bazar pour m'acheter un nouvel appareil photo puis reviens sur Islamabad pour visiter la Mosquee Shah Faisal. La plus grande Mosquee en Asie selon mon guide ; elle peut acceuillir jusqu'a 100000 personnes. Dans le bus du retour, je rencontre Abbas, un pakistnais d'une cinquantaine d'annee - je dine avec lui dans un resto afghan et rencontre 2 francais qui reviennent d'Afghanistan ou il sont travaille pour une ONG pendant 6 mois. Dur Dur d'apres eux.

14, 15 Decembre 2000 - Lahore

Apres 4H30 de route, j'arrive a Lahore, grande ville de 5 millions d'habitants situee a cote de la frontiere indienne. Je trouve mon hotel, une auberge de jeunesse un peu excentre puis repars dans le centre ou je fais sune Razzia chez Pizza Hut. Je n'ai quasiment croise aucun touriste a Lahore ; dans mon hotel, je suis le seul dans le dortoir. Je crois que beaucoup de voyageurs evitent cette ville a cause des vols, faux policiers et autres... C'est dommage car la ville vaut vraiment le coup. Apres la pizza, je vais au terrain de polo en esperant assister a un match. Malheureusement ce n'est pas la bonne saison. Le lendemain, je pars visiter la mosquee Badshahi, le fort de Lahore et une sorte de tour eiffel en beton de 60 metres de haut qui censee representer l'independance du Pakisan. Plus tard j'assiste a un match de cricket. C'est variment con comme sport ! Je me baldade dans la vieille ville ou un sale type d'une vingtaine d'annee qui a l'air completement drogue me demande : Do you want to fuck with me ? Je lui dis de se casser tout de suite puis il me propose des femmes et meme des enfants. C'est le cote obscure de l'asie ! Plus loin je m'arrete une bonne vingtaine de minutes a un carrefour sur la Circular Road ; les gens me regardent en se demanadant ce que je fais la. C'est completement pollue mais tres amusant a voir ; des anes, chevaux et boeufs qui trainent des charrues. Des voitures, des motos, des camions, des bus, des minibus, des rickshaw moto et de simples rickshaw, des hommes qui poussent eux meme leur roulotte ... il y a de tout sue cette grande avenue. Quelle cacaphonie ! c'est impressionant. Je me rends ensuite a la Mosquee Data Darbar ou les gens sont venus pour prier (nous sommes vendredi). A l'interieur, il y a beaucoup de pauvres qui s'arrachent la nourriture qu'on leur distribue. Je rencontre Shazad et deux de ses amis qui partagent leur nourriture avec moi juste apres que le soleil se soit couche. Apres leur priere nous nous rendons ensemble dans la vieille ville.